Prières Bien Etre & francemarc13janvier@live.fr

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,créateur du ciel et de la terre ;et en Jésus-Christ,son fils unique,notre Seigneur,qui a été conçu du Saint-Esprit,est né de la Vierge-Marie,a souffert sous Ponce Pilate est mort et a été enseveli,est décendu aux enfers,le troisième jour est ressuscité des morts,est monté aux cieux,est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts.à la résurrection de la chair Je crois en l’Esprit-Saint,,à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés,à la résurrection de la chair,à la vie éternelle. Amen.
Notre Père
Notre Père qui êtes aux cieux. Que votre nom soit sanctifié. Que votre règne arrive. Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à ta tentation. Mais délivrez-nous du mal.
Je vous salue, Marie
Je vous salue, Marie pleine de grâce ;e Seigneur est avec vous.
Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,e fruit de vos entrailles, est béni.Sainte Marie, Mère de Dieu,priez pour nous pauvres pécheurs,maintenant et à l’heure de notre mort..
Amen.
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La vie du père Lataste.

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La vie du père Lataste.

Message par francemarc le Mar 3 Juil - 15:45



I- La vie du père Lataste

Alcide Lataste est né à Cadillac sur Gironde le 5 septembre 1832. Après ses études secondaires, Alcide Lataste a travaillé quelques années comme contrôleur des impôts dans différentes villes du sud de la France, Privas, Pau, Nérac. Ces années ont été pour lui l’occasion de découvrir, au sein des Confé- rences Saint-Vincent de Paul fondées par le bienheureux Frédéric Ozanam, une vie fraternelle tournée vers les plus pauvres et marquée par la prière commune et l’eucharistie. Il envisage un moment de se marier avec Cécile de Saint-Germain, mais son père s’y oppose en le trouvant trop jeune. Cécile meurt l’année suivante. A vingt cinq ans, Alcide Lataste entre au noviciat dominicain de Flavigny, le 4 novembre 1857. Ses premières années dominicaines sont marquées par la maladie, qui le tient un peu à l’écart des autres frères et de leurs activités. En 1860, au couvent de Saint-Maximin, il fait une expérience spirituelle majeure, à l’occasion du transfert des reliques de sainte Marie-Madeleine. « Baisant cette tête autrefois avilie, aujourd’hui sacrée, je me disais : il est donc vrai que les plus grands pécheurs, les plus grandes pécheresses ont en eux ce qui fait les plus grands saints ; qui sait s'il ne le deviendront pas un jour...". A l’issue de ses études, il est ordonné prêtre le 8 février 1863 et assigné au couvent de Bordeaux.
En septembre 1864, il est envoyé prêcher une retraite aux détenues de la prison de Cadillac, sa ville natale. Malgré tout ce qu’il a pu entendre dans sa jeunesse sur ces femmes et sur leurs crimes, il s’adresse à elles dès le premier jour en leur disant : « mes chères sœurs » et en insistant sur ce lien de fraternité en Christ qui l’unit à son auditoire. Le prédicateur est surpris de constater que de nombreuses détenues mènent une vie de prière et souhaitent se donner à Dieu. Priant avec elles devant le Saint- Sacrement, il conçoit, ou plutôt il reçoit, l’idée d’ouvrir pour elles les portes de la vie religieuse contemplative dominicaine. Très rapidement il tente de mettre ce projet radicalement nouveau en œuvre, mais se trouve confronté à des réticences de la part de l’archevêque de Bordeaux.
Durant l’été 1865, l’Ordre dominicain restaure la Province de Toulouse. Bien que d’origine méridionale, le Père Lataste choisit de rester fils de la Province de France, par fidélité à Lacordaire. Il est nommé père-maître des frères étudiants, au couvent de Flavigny. Avant de prendre cette charge, il revient cependant pour une nouvelle retraite à Cadillac en septembre 1865 ; il y retrouve les détenues qui sont restées fidèles aux orientations spirituelles qu’il leur avait données : offrir à Dieu leur vie quotidienne en prison à l’image des moniales. En conclusion de cette retraite, il prêche avec enthousiasme : « ici, j’ai vu des merveilles ! » en faisant le parallèle avec la même expression employée par Catherine de Sienne au sortir de l’extase. Ce n’est pas dans l’extase, mais en prison qu’il a vu des merveilles, en entendant les confessions des détenues, en priant avec elles.
Dès lors, il s’engage plus directement dans la réalisation des idées qui avaient germé en lui l’année précédente. Il publie en mars 1866 une brochure, Les réhabilitées, qu’il envoie en particulier aux députés et à de nombreux journalistes pour tenter de faire évoluer l’opinion publique à l’égard des femmes sortant de prison. A ses yeux, la récidive de beaucoup d’entre elles est due non pas à un « mauvais fond » ou à quelque habitude du crime, mais au fait que personne ne leur fait confiance. « Oui, écrit-il, toutes ces femmes ont été criminelles ; et vous jugez qu’elles le sont encore ; vous vous trompez. Il en est – et plus qu’on ne le saurait croire – il en est que vous entoureriez de respect, que vous estimeriez des âmes d’élite et des saintes aujourd’hui, si, comme d’autres, elles pouvaient couvrir d’un voile impénétrable les hontes de leur passé. » La fondation de la maison de Bétanie ne se limite pas à offrir la vie religieuse aux quelques détenues qui le souhaiteraient, elle est présentée comme un signe destiné à faire évoluer les mentalités.
Avec l’aide de Mère Henri-Dominique qui s’est très vite engagée à ses côtés dans ce projet utopique, le père Lataste peut fonder la maison de Béthanie le 14 août 1866. Cette nouvelle communauté connaît très vite de grandes difficultés en particulier à cause des réactions de rejet et de méfiance qu’elle suscite au sein même de la vie religieuse. Le père Lataste se dévoue sans compter au service de ses « chères sœurs ». Il poursuit parallèlement une activité de prédication, rapidement mise à mal par la tuberculose pulmonaire qui l’atteint à partir du carême 1868. C’est à la maison de Béthanie de Frasnes-le-Château qu’il meurt le 10 mars 1869. Son corps a été transféré l’année suivante au couvent des sœurs de Béthanie à Montferrand-le-Château (Doubs). Dans la suite de leur histoire, les sœurs de Béthanie ont assez rapidement commencé à visiter les prisons de femmes, à partir de 1870. En France, elles poursuivent cette forme de présence discrète et fraternelle à la centrale de Rennes et à la maison d’arrêt de Fleury-Merogis.
La première guerre mondiale a entraîné la naissance d’une deuxième congrégation de dominicaines de Béthanie, les sœurs de Béthanie-Venlo, au départ composée de sœurs allemandes et néerlandaises. Elle est présente aujourd’hui dans plusieurs pays d’Europe centrale et d’Europe du Nord. A la suite de la demande pressante d’un évêque au lendemain de la seconde guerre mondiale, elles ont pris en charge des enfants orphelins, en créant des villages d’enfants, dont elles assument toujours la charge. Sur les onze fondatrices de cette congrégation, neuf femmes sortaient de prison... Le Père Lataste a été béatifié à Besançon, suivant les nouvelles normes voulues par le Saint Père, le Pape Benoît XVI.

Vidéo sur la Vie du Père Lataste


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L’abondance de l'Univers se manifeste dans ma Vie .(la répéter , s'en imprégner , jusqu'à ce qu'elle se manifeste).

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